L'ÉPINE DE LA TERRE
Création
Série
L’Épine de la Terre,
10 x 15 cm
Cuivres héliogravés oxydes
2026
Artichaut, n. m.
Du mot arabe al-harsuf, transmis notamment par l’espagnol et l’italien. Le terme est parfois rapproché d’une origine persane ancienne associant la plante à l’image d’une « épine de la terre ».
La fleur d’artichaut déploie ses pointes autour d’un centre incandescent Les violets, les bleus, les ors s’y rencontrent, se frôlent et se répondent. Gravée dans le cuivre puis révélée par l’oxydation, l’image quitte peu à peu la photographie. La matière prend le relais.
Le cuivre s’assombrit, se colore, s’embrase.
Par endroits, il retient la lumière.
Ailleurs, il la laisse jaillir.
Rien n’est tout à fait stable dans ces couleurs. Elles apparaissent dans l’équilibre fragile d’une réaction, d’un temps, d’une matière. Comme la floraison elle-même, elles semblent n’exister que pour un instant.
L’Épine de la Terre.
Une fleur hérissée née du sol,
et en son centre,
un feu que le cuivre aurait retenu.